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Kalemie : Une tentative d’évasion à la prison centrale sème la panique dans la ville

Il est pratiquement 10h20 minutes  heure locale, lorsque les premiers bruits  ont été entendus à la prison centrale de Kalemie suivis d’une fumée à l’image d’un incendie dévastateur à  l’intérieur de la prison.  Ce sont les locataires de la maison carcérale de Kalemie qui cherchent à imposer par la force leur liberté et cela a déclenché une riposte dissuasive de la garde pénitentiaire à travers des tirs de sommation ayant malencontreusement semé de la panique dans cette population qui vit dans la psychose depuis la chute de la ville d’Uvira entre les mains des rebelles de l’AFC/M23.

Selon les premiers témoignages recueillis des sources non officielles,  un groupe des prisonniers a initié la démarche de mettre le feu dans différents pavillons de la prison afin de  troubler la vigilance de la garde pénitentiaire et amorcer l’évasion spectaculaire. Malheureusement la même fumée s’est transformée en signal d’alerte, ainsi le plan a été déjoué par la vigilance de la même garde.

Des tirs de sommation se sont intensifiés pour contenir la menace dans une fumée intense qu’on ne pouvait identifié qui est sorti et qui est resté.

Les autorités  civils et militaires alertées, ont vite réagi en y envoyant un renfort des éléments des forces armées et de la police nationale notamment pour éteindre le feu, évaluer les dégâts  et protéger la maison pénitentiaire.

En attendant la communication du bilan officiel de cette tentative, les habitants des environs de la prison attestent qu’aucun prisonnier n’a réussi à s’évader.

Les tirs attendus entendus à Kalemie ce vendredi 12 Décembre ne sont donc pas liés à une quelconque menace de guerre mais plutôt d’une tentative d’évasion déjouée par les services de l’ordre et la situation est redevenue normale en dépit de la présence multiple des militaires dans la ville.

Signalons que cette tentative est la deuxième de l’année 2025 après celle du 19 Février ayant eu comme bilan plus de 320 détenus évadés dont certains ont été repris progressivement quelques semaines plus tard.

Mathias MAKOLOVERA

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